> Théâtre 13 / Seine Théâtre

BABACAR OU L'ANTILOPE

Texte et mise en scène Sidney Ali Mehelleb

1h40 sans entracte - conseillé à partir de 14 ans

3 janvier 2017 > 5 février 2017

du mardi au samedi à 20h - le dimanche à 16h

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Course folle de l'Afrique vers l'Europe - création

Une histoire d’amour, une symphonie de la rencontre improbable, un hymne à la terre sur laquelle nous marchons tous et qui pourtant nous différencie selon la règle immuable de la possession.


La respiration haletante d’un homme et d’une femme reconnaissant leurs souffles sur un quai de métro parisien alors que des milliers de kilomètres de terres, de frontières les séparaient dès la naissance. Babacar et Gina, Gina et Babacar. Autour d’eux, un monde absurde, incompréhensible. Des identités se croisent sans un regard, et pourtant tout se joue ici et là en un instant. Voilà ce qu’est Babacar ou l’antilope. L’histoire d’une course à travers les frontières séparant la très vieille Afrique et la très vieille Europe.

Dans les deux premières scènes, les enjeux sont posés d'emblée. Babacar, attendant le signal pour courir, passer ce mur barbelé et passer en Europe. De l'autre côté, à Paris, apparaît une jeune femme, Gina. Son quotidien, son intense quotidien virtuel, elle joue au foot sur sa console de jeux. L'élastique de leur rencontre est tendu.


Jacques Derrida a écrit
"Il n'y a pas de culture ni de lien social sans un principe d'hospitalité"

Il y a quelques années, je regardais un documentaire sur les passages illégaux dans l'enclave de Ceuta, située entre le Maroc et l'Espagne. Un jeune sénégalais parlait de ses différentes tentatives pour passer en Europe, je l’écoutais et derrière ses mots, je voyais le fossé qui me séparait de lui. Je l’ai trouvé beau malgré la situation, son visage marqué et surtout son sourire surréaliste. Il avait toujours son sourire et n’abandonnerait jamais.

Il s'agit ici, clairement d'une révolte qui nous anime. J'ai réuni quinze artistes. Ils m'accompagnent tous comme un seul être vers l'envie commune de parler de notre époque, de notre Histoire commune et de notre inconscient collectif liés à la terre et à la frontière.

Je suis français, né de parents algériens, ces questions habitent mes écrits, mes projets. Tout mon travail consiste à les faire résonner au théâtre. Nous allons créer cette pièce en pensant évidemment à l'actualité, tout en restant pleinement dans la fable théâtrale, dans le rire et dans les larmes.  Sidney Ali Mehelleb

Revenez quand vous voulez, mon vieux. La porte sera toujours ouverte.
Fermez-la en sortant !

Groucho Marx