> Théâtre 13 / Jardin Théâtre

LA DAME DE CHEZ MAXIM

Georges Feydeau
Johanna Boyé

Revue de presse

Feydeau, ça déménage ! Un spectacle pop survitaminé et bouré de trouvailles : clins d'oeil à James Bond, histoires de revenants, scénographie mobile et acteurs multicarte qui incarnent des personnages à la fois hilarants et pathétiques. Le Parisien

Multipliant les trouvailles, Johanna Boyé mène son spectacle à un rythme constamment trépidant. Le jeu survitaminé des interprètes, parmi lesquels Florian Choquart, Vincent Viotti, Arnaud Dupont et Vanessa Cailhol, fait le reste. Cette représentation sans temps morts a tout pour plaire à un public essentiellement jeune que grise la vitesse. JOSHKA SCHIDLOW - Allegro Théâtre

La pièce est d’un comique infaillible et le spectacle de Johanna Boyé le lui rend bien, provoquant l’hilarité à maintes reprises. Feydeau est ici bien servi, Johanna Boyé parvient avec brio à en extraire toute la férocité joueuse et la drôlerie vaudevillesque. On rit, on rit, qu’est-ce qu’on rit ! Pariscope


Extraits de la revue de presse lors de la création à Avignon en juillet 2017 :


Maintenir, une heure trente durant, la mécanique comique propre à Feydeau est une gageure qu’a relevée haut la main la malicieuse Johanna Boyé. S’entourant d’une troupe de comédiens énergique et fort talentueuse, dont la lumineuse Vanessa Cailhol est le joyau, la jeune metteuse en scène réinvente l’art du quiproquo pour notre plus grande joie. Bravo !
Cette Dame de chez Maxim, fraîche acidulée et primesautière, est une friandise savoureuse qui se déguste avec plaisir et gourmandise. Un moment de théâtre hilarant qui détendra vos zygomatiques à n’en pas douter ! Médiapart

Toute la troupe est au diapason de la folie que le roi Georges a instillé dans son oeuvre, et qui s'empare de tous les comédiens. Cette Dame de chez Maxim est centenaire, mais n'a pas pris une ride. On pleure de rire ! La Provence

Feydeau ne se contente pas de mener la galéjade à un train d’enfer, usant de tous les stratagèmes pour que le spectateur se tape sur les cuisses. Il renvoie également (et il ne faut jamais l’oublier) une image terrible de la société de son temps, en l’occurrence de la bourgeoisie méprisante, arrogante et hypocrite.
On ne rentrera pas dans le détail d’une histoire un peu foldingue qui joue sur les quiproquos, les jeux de mots, sur fond de cocufiage (consommé ou non). Disons que la dame en question est une chanteuse du Moulin Rouge projetée dans le monde de ses clients, lesquels aiment l’avoir dans leur lit mais pas dans leur maison. D’où un enchainement de scènes féroces, drolatiques, burlesques, menées au rythme d’un concert de rock. Tout rentre dans l’ordre en fin de spectacle. Reste que la bourgeoisie s’est donnée en spectacle, et que ce n’est pas forcément beau à voir. Marianne

Voilà un petit bijou de Feydeau à croquer tout de go ! C’est merveilleusement bien troussé, voire détroussé, déjanté, un brin déluré, solidement chorégraphié et chanté !
Feydeau et ses portes n’ont qu’à bien se tenir, on les a tout bonnement enlevées, nul risque qu’elles restent coincées. Du reste, le trait ne l’est pas pour deux sous, puisque le metteur en scène Johanna Boyé a convoqué le Cabaret de Madame Arthur et ses drôles de créatures pour habiller le tout. À bien y réfléchir, on ne s’est embarrassé de rien, tout ce qui gênait a été enlevé, resserré. Exit le décor bourgeois, à bas les accessoires d’époque, au placard les costumes chichiteux, ne reste que la belle mécanique, les habiles quiproquos et ça mouille la chemise sur le plateau. Tous les comédiens sont au diapason, mention particulière à Vanessa Cailhol, alias La Môme Crevette, qui revisite avec énergie les attitudes d’une ballerine. Les répliques fusent sur scène tout comme le rire dans le public. Bref, pour reprendre une expression très Feydeau « C’est à se tordre ! ». Vaucluse Matin