> Théâtre 13 / Seine Escales

LE GRAND COLOSSAL THÉÂTRE

Carte blanche

La Chienlit

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Samedi 5 et Dimanche 6 novembre 2016 à 16h
La Chienlit
feuilleton théâtral en 4 épisodes d’Alexandre Markoff – l’intégrale
(6h sans les entractes)

Un feuilleton qui se propose de renouer avec une certaine tradition épique du théâtre. C'est l'histoire d'une ville racontée par un collectif de douze comédiens qui, sans décors ni accessoires racontent, jouent et commentent en chœur le destin de ces gens voués à la démesure. Acide et très drôle

Créé la saison dernière au Théâtre 13 - chaque fois à guichet fermé -  nous accueillons à nouveau ce feuilleton théâtral, mais cette fois-ci sous forme de d'intégrale, pour ceux qui n'ont pas pu entrer ou qui veulent le revoir !


Un espace périurbain aux confins d’une grande métropole.
Depuis trois semaines, les ordures ne sont plus ramassées. Ce serait une grève.

Au milieu du chaos généré par les montagnes de déchets, les habitants des environs se lancent dans une guerre conviviale, de proximité et génératrice d’emplois.

C’est l’histoire d’un élu local, d’une équipe d’éboueur, et d’habitants d’un écoquartier. Des gens, qui vivent dans ces villes qu’ont laissé le XXeme siècle, ces espaces intermédiaires, sans limites, sans Histoire, démesurés. Des espaces auxquels ils ont fini par ressembler. C’est la chronique d’un grand dérèglement, où toute une population ne sachant que faire de sa liberté va laisser parler ses instincts les plus profonds, comme si le chaos ambiant avait libéré en elle une force primitive, inexpugnable, et peut-être source de renouveau.


16h
Épisode 1. Votez Poupon.
La grève vue d'une résidence : Paul Poupon n'avait rien demandé à personne. Il est professeur d'Histoire au collège voisin et habite une résidence devant laquelle les ordures s'accumulent. Un soir, on sonne à sa porte. Des voisins ont pensé qu'il était important de se réunir, parce que ça ne peut plus durer, les ordures, les odeurs, les cafards, il faut faire quelque chose. Pourquoi pas, Paul n'est pas contre. Ce qu'il ne comprends pas c'est pourquoi, et surtout qui a décidé d'organiser cette réunion chez lui.

17h40-18h : entracte

18h10
Épisode 2. L'imagination au pouvoir.

Genèse de la grève : Lambert est un garçon qui n'a pas eu une enfance facile. En découvrant son histoire, on se prend à penser que la chance existe, que certain en ont et que d'autre n'en ont pas. Mais on peut aussi se demander si cette absence permanente de chance, cette faculté à systématiquement attirer sur lui l'attention et se retrouver dans le pétrin, ne représente pas finalement une opportunité, une forme de talent. Un talent dont un jour il apprendra à se servir.

19h20-20h20 : entracte

20h30
Épisode 3. La force tranquille.

La grève du côté des autorités : Juliette Vivaldi commence un stage à la mairie, quelques jours après le début de la grève. Elle sait qu'une crise, en politique, n'est pas forcément une mauvaise affaire pour qui est jeune et croit en son avenir. Elle apprendra beaucoup en observant Robert Decaux, le maire de la ville, qui termine son cinquième mandat, et qui s'apprête, au milieu des ordures, à demander une fois de plus le suffrage de ses administré.

21h40-22h : entracte

22h10
Épisode 4. Enterre moi partout.

Conclusion et épilogue : Où Paul Poupon accompli les dernières volontés de Robert Decaux, où Lambert obtient finalement réparation des souffrances que cette ville lui a infligé, et où Juliette Vivaldi parvient à faire signer sa convention de stage.

« Le monde ancien disparaît, un nouveau est sur le point d'apparaître. Dans ce clair-obscur naissent les monstres. » Robert Decaux