> Théâtre 13 / Jardin Théâtre

CHAT NOIR !

Texte et mise en scène Etienne Luneau

Revue de presse

Ce cabaret tient du collage foldingue habilement ficelé entre boniments libertaires, disgressions fantasques, interpellations du public... En ces temps cadenassés, ce choeur discordant exhale un doux parfum de liberté et de transgression. A nous Paris

Dans un spectacle plein d'humour, sept comédiens revisitent l'histoire du célèbre “Chat noir”.

Sans chichis et en chansons. La joie de cette bande d'artistes chanteurs, musiciens, comédiens et même acrobates à s'emparer du répertoire du fameux cabaret parisien du pied de la Butte est épatante et communicative. Dans le cocon renouvelé du Théâtre 13 (rive gauche) — alors que le fameux Chat noir, sur la rive droite, de 1881 à 1897, fit s'encanailler le Tout-Paris —, tous poussent leurs refrains avec allant et talent. (...) la carte est copieuse, entre plaisir des mots et générosité musicale.
De la Ballade du roi des gueux (Richepin) à la complainte Le Chat noir (Bruant), en passant par la Partie carrée chez les Boudin et les Bouton, dont les actrices donnent ici une version savoureuse, ce cabaret du Théâtre 13 transmet la verve des poètes anarchistes et réfractaires, née sur les ruines de la Commune dans ce qu'elle a de meilleur : liberté et provocation, invention frondeuse et gourmandise de vivre. Télérama

Plutôt que de reconstituer l'histoire de ce cabaret montmartrois mythique, les sept comédiens-chanteurs-musiciens de Chat Noir en restituent la verve audacieuse. Des textes et des chansons émane une bizarrerie souvent délirante qui préfigure Dada et le ruréalisme. La chanson française recelait déjà des merveilles de fantaisie, comme Partie carrée chez les Boudin et les Bouton, magistralement interprétée, tout comme la Chanson des cloches de batême, de Richepin (Car toujours ils naîtront comme naissent d'un étron des roses).
A signaler, un spectacle d'ombres étonnant ! Et la réincarnation du Pétomane, détonante. Le Canard Enchaîné