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D’habitude ils jouent. Mais cette fois-ci, nous leur avons demandé de chanter. Une semaine consacrée aux comédiens qui se lancent dans l’exercice difficile de la chanson, et avec talent ! Des concerts souvent drôles, parfois émouvants et qui sont chacun, des petit spectacles à part entière.
Philippe Dormoy et ses deux complices musiciens nous offrent un cabaret Boby Lapointe, émouvant, caustique, facétieux, au comble de la joie et de la démesure, dans la tradition des anciens cabarets chantants, où le public était convié à une fête. L’humoriste Sophie Forte écrit des chansons tendres, drôles, graves ou absurdes, délicatement mises en musique sur des notes jazzy et chaloupées qu’elle interprète sur scène, pimentées de petits sketches et d’instruments loufoques. Entre gravité et légèreté, Emmanuelle Bougerol nous a totalement conquis avec ses chansons qui parlent des petits tracas et des grands bonheurs de la vie, dans des univers qui mêlent subtilement bossa nova et guitares flamenca. Auteur, compositeur, interprète, Eric Boucher, c’est un nouveau style… Bien sûr, il y a les influences : Monk, Schubert, Dick Annegarn, Tatum et de ce mélange jaillit un nouveau souffle, celui d’un artiste sans fard, tendre, drôle et cruel…. Ariane Dubillard présentera son spectacle Les oiseaux, chansons poétiques, humoristiques et décalées autour des textes de son père Roland Dubillard. Certains salariés ont choisi ces derniers temps de séquestrer leur direction. Nous, nous avons choisi de mettre notre directrice Colette Nucci sur scène, accompagnée de son ami Oscar Sisto au piano. Ceux qui la connaissent savent les talents qu’elle possède en chant et son duo avec Oscar sera explosif ! Jean-Claude Dreyfus a présenté en 1996 (hier !) un de ses premiers tours de chant au Théâtre 13. Nous sommes très heureux et très fiers de l’accueillir à nouveau avec son dernier spectacle / concert. Deuxième invitation que nous adressons à Henri Courseaux (notre public en redemande !), nous terminons cette escale avec une présentation de son nouvel album Ma foi, je doute.
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Mardi 15 décembre 2009 à 20h30
Philippe Dormoy chante Boby Lapointe
Avec Philippe Dormoy (chant, accordéon et guitares sommaires), Pierre Bluteau (guitares), Marc Lauras (violoncelle et autres petits instruments).
Production Nomad
1h10 sans entracte
Au comble de la joie et de la démesure, le comédien Philippe Dormoy nous présente un spectacle facétieux. S’il s’amuse autant avec les chansons du fantasque Boby Lapointe, c’est pour sortir des cadres conventionnels et faire entendre ces textes caustiques, fondés sur les jeux de sonorités qui provoquent à la fois de grands éclats de rire et de l’émotion simple et profonde.
Philippe Dormoy adore « donner des claques », « de celles qui réveillent grâce à la folie des mots, l’inversion du monde par le langage, un petit chemin de pensée, un autre espace de liberté » .
Il s’entoure du guitariste Pierre Bluteau et du violoncelliste Marc Lauras pour s’approprier le répertoire de Boby Lapointe . La vie est présente dans tous ses aspects et chacun s’y reconnaît…
Le spectacle se situe dans l’ambiance des anciens cabarets chantants, où le public était convié à une fête, dans une complicité basée sur l’humour, la force des mots et l’énergie théâtrale du chanteur.
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Mercredi 16 décembre 2009 à 20h30
Sophie Forte Venez voir ce que je sais faire!
1h15 sans entracte
Sophie Forte chante depuis longtemps déja. A ses débuts dans les cabarets, elle interprète des chansons de Boris Vian et Serge Gainsbourg, puis écrit ses textes, toujours mis en musique par son complice et pianiste Antoine Sahler. Sa carrière d'humoriste, de chroniqueuse, d'auteur et d'interprète de pièces de théâtre ne lui ont jamais fait abandonner sa passion pour la musique, et depuis trois ans, elle chante aussi pour les enfants. Le troisième album est sorti il y a quelques mois. Pour son nouveau spectacle musical (pour les grands enfants...), elle a choisi d'interprèter ses chansons tendres: L'amour (évidement!), l'enfance, la famille, les regrets, toutes ces petites choses qui rendent la vie douce, ou amère. Toujours avec humour, et légèreté, malgré les mots pointus qui peuvent vriller les coeurs...
Quelle jolie Surprise ! Sophie Forte vient de signer un disque plein de tendresse et d’humour feutré, à l’écriture subtilement attendrissante… Succession de plages sensibles à l’humour tendre et subtil, sur des airs de jazz ou de bossa douce. Un vrai petit régal. Télérama
Avec une écriture tendre et ciselée, une Sophie Forte inattendue se révèle. Elle marie son joli trait de voix à une subtile formation issue du jazz, pose les mots justes sur des mélodies séduisantes en évoquant les non-dits de la vie de couple, la colère d’une femme contre les hommes ou l’amour fusionnel. On devine une nostalgie de l’innocence enfantine qui nous émeut. Le Parisien
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Jeudi 17 décembre 2009 à 18h00
Emmanuelle Bougerol
Avec Emmanuelle Bougerol (musique, textes et chants), Antoine Arroyo (contrebasse), Daniel Bravo (percussions), Pablo Peñamaria (guitare et arrangements) et Yorfela (guitares et arrangements).
Production : Compagnie Envie de vous dire…
1h15 sans entracte
Emmanuelle est un condensé unique de tous les talents. En tant que comédienne, elle a travaillé au théâtre avec Joël Pommerat, Xavier Durringer, Stéphanie Chévara, Olivier Bruhnes, Julien Téphany… et au cinéma avec Albert Dupontel, Ilan Duran Cohen, Jacques Santamaria. Elle remporte en 2005 le « Molière de la révélation théâtrale » pour « Les Muses orphelines » de Michel-Marc Bouchard. Mais ici c’est en tant qu’auteur-compositeur-interprète que vous la découvrirez… dans un registre de compositions françaises sur des rythmes bossa, flamenco, manouches…
Les sujets de ses chansons ? Des choses simples et importantes, quotidiennes et universelles : les divers âges de la vie et ce qu’ils provoquent, notre rapport aux autres et à nous-mêmes… Drôles et tendres, les textes font de la poésie sans le savoir. Le banal y tutoie l’insolite sur des mélodies rythmées d’inspirations diverses, hispanique, manouche… Ajoutez à ceci la fantaisie, la voix grave et entraînante d’Emmanuelle Bougerol, et le spectacle devient un bien joli moment.
La comédienne Emmanuelle Bougerol, ses chansons et son sourire, qui nous emportent le temps de quelques mélodies dans un univers à la tonalité douce-amère, plein d’humour et de gravité légère.
Accompagnée des talentueux guitaristes Pablo Penamaria et Yorfela, elle nous offre ses compositions avec un enthousiasme communicatif. Les 3 coups.
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Vendredi 18 décembre 2009 à 20h30
Eric Boucher
Un univers étonnant et décalé
Auteur, compositeur, interprète, Eric Boucher, c’est un nouveau style… Bien sûr, il y a les influences : Monk, Shcubert, Dick Annegarn, Tatum et de ce mélange jaillit un nouveau souffle, celui d’un artiste sans fard, tendre, drôle et cruel… Une voix ample, des images qui riment et des mots qui sonnent…
C’était au XVIIe siècle. Nos grimacions ensemble une fable de Tabarin sur des tréteaux branlants. Ce fut là notre première rencontre. J’étais Molière, qu’on me pardonne. Jouait-il Lagrange ou du Croisy ? L’un et l’autre sans doute. Nous errâmes à travers maintes époques, titubants sur les scènes, de sombres aventures en joyeuses comédies. Pendant toutes ces navigations nous nous perdîmes jusqu’au jour où un certain Shakespeare nous demanda de fouiller la vie tumultueuse de l’ineffable Richard III. C’est là que je retrouvais celui avec lequel nous fîmes les beaux jours de l’illustre théâtre. Grâce à Molière il avait connu Scaramouche et gardé de lui sa fantaisie. Dans ces époques lointaines j’ignorais que le nommé Éric Boucher fût le poète de la gaie désespérance, l’observateur malicieux de nos petits et grands défauts. Molière nous amusait des travers de chacun, rien ne lui échappait et son disciple n’avait pas perdu son temps. C’est lui aujourd’hui qui nous met en musique. Il est ce chantre de la vie, des vices et des fausses vertus. Il nous amuse en se moquant de lui qui n’est autre que ce que nous sommes et l’on se reconnaît. Depuis, ce compagnonnage résiste au temps et aux bouleversements de la vie. J’aime son chant. Bernard Giraudeau
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Samedi 19 décembre 2009 à 19h30
Ariane Dubillard Les Oiseaux
Chansons poétiques, humoristiques et décalées
Avec Ariane Dubillard (chant) et Isabelle Serrand (piano et chœurs).
Textes de Roland Dubillard, Musiques Isabelle Serrand, Michel Arbatz et Joël Cartigny Mise en scène Viviane Zingg. Production Les Arianophiles associés
1h10 sans entracte
Voyage, parcours d’une femme, depuis l’enfance, réelle ou fantasmée, jusqu’à la vieillesse, la mort et même au-delà, en passant par les étapes normales d’une vie ici-bas : amour, mariage, veuvage et autres réjouissances.
Ça pourrait s’appeler l’amour et la vie d’une femme.
Parcours en gros chronologique, dont on s’échappe parfois en de courtes méditations sur la vie des êtres et des choses qui nous entourent : l’auteur et ses interprètes posant sur leurs semblables un regard moqueur mais empathique. Le tout en musique, de la musique à part entière pour accompagner le propos, ou le dire autrement.
Le talent d’Ariane, tout à fait particulier, c’est de faire tenir ensemble le charme d’une voix au registre ample, l’excellence du phrasé, l’émotion qui noue la gorge et une fine fantaisie qui vous met constamment le sourire aux lèvres… l’Humanité
La Demoiselle a une belle présence sur scène et passe de la gravité à l’humour avec un talent consommé. A voir absolument. Figaroscope
Elle a pour atouts majeurs sa formation de musicienne et son âme d’enfant. Elle décline, de sa voix claire et lumineuse, le cocasse, l’humour, l’esprit, le merveilleux. Un univers unique dont elle a la clé. Le journal du Dimanche
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 Dimanche 20 décembre 2009 à 15h30
Colette Nucci & Oscar Sisto
Avec Colette Nucci, Oscar Sisto et des invités surprises !
1h30 sans entracte
Ancienne élève du Conservatoire National de Paris, comédienne de formation, Colette Nucci dirige le Théâtre13 depuis septembre 1999 ; Elle a toujours aimé chanter et ceux qui viennent à nos présentations de saison se souviennent peut-être qu'il lui est arrivé de ponctuer ces présentations par une ou deux chansons, accompagnée au piano par son ami et complice Oscar Sisto, homme de théâtre et musicien de grand talent. Lorsque nous avons imaginé cette semaine de concerts autour des comédiens qui chantent, l'idée de lancer un défi à notre directrice a fait son chemin, et nous lui avons proposé d'y participer. Elle n'a pas hésité très longtemps avant de relever ce défi... elle a appelé Oscar Sisto et il a accepté avec enthousiasme de préparer ce concert avec elle et de l'accompagner sur la scène du Théâtre13.
Ils ont choisi d'interpréter des chansons qui ont fait le tour du monde et qui résonnent dans la mémoire universelle; ce sera chaleureux, unique (puisque ce jour-là seulement et rien que pour vous) et les connaissant tous deux, attendez-vous à quelques surprises!
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Dimanche 20 décembre 2009 à 20h30
Jean-Claude Dreyfus chante en toute sobriété
Avec Jean-Claude Dreyfus (chant et mise en scène), Thomas Février (piano et compositions) et Julien Amedro (violoncelle).
Production Lycoprod
1h15 sans entracte
Il est connu pour être un des plus savoureux seconds rôles du cinéma français. Gigantesque, à l'aise dans le grotesque comme dans la chronique historique, il est aussi un homme de théâtre. Mais, dans l'imaginaire de tout spectateur, Jean-Claude Dreyfus reste surtout l'inquiétant boucher psychotique du film Delicatessen de Jeunet et Caro.
Fasciné par les cochons dont il possède une monumentale collection, il en fait un spectacle musical « Tour de cochon » qu’il présenta au Théâtre 13 en 1996.
Ce nouveau tour de chant est donc un retour dont nous sommes très heureux et très fiers.
Jean-Claude Dreyfus a pris le parti d’interpréter des chansons françaises contemporaines et inédites. Il a donc fait appel à de nombreux artistes tels que Thomas Février, Fabrice Carlier, Frédéric Botton, François Bernanos, Lionel Corti ou Yvan Daoudi pour les textes et Philippe Delettrez, Philippe Bresson, Frank et Thierry Forza pour la musique. Mêlant une note d’humour à l’émotion, l’élégance au glamour, Jean-Claude Dreyfus présente une nouvelle facette de son talent.
Ce tour de chant est une merveille de music-hall et de musicalité, d’humour et d’émotion. Textes étonnants, arrangements de toute beauté. Le Canard enchaîné.
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Lundi 21 décembre 2009 à 20h30
Henri Courseaux Ma foi, je doute !
Avec Henri Courseaux (chant), Nathalie Miravette (piano) et Johanne Mathaly (violoncelle).
Textes Henri Courseaux, musiques Henri Courseaux, Jean-Claude Camors, Gérard Guilloury, Gilles Baissette, Xavier Besse, José Luis Peñamaria, Nathalie Miravette et Stéphane Barrière
Son Fred Pierre. Production Edito Musiques
Ma foi, je doute ! se présente d’abord sous l’aspect d’un tour de chant scénarisé où les deux musiciennes : piano, violoncelle, font aussi office de partenaires théâtraux.
Le personnage principal (le chanteur) est un anti-héros à l’honnêteté caustique, burlesque, et cependant romantique. Hanté par une grosse voix intérieure qui voudrait l’amener à suivre les tables de la loi d’une éthique morale et artistique terriblement commerciale et conformiste, qui s’incarne sous diverses apparences (une petite secrétaire sexy, un bon vieux pépère, un juge et jusqu’à Dieu en personne), il finira par être déclaré « obsédé textuel » et condamné comme tel. Quitté par ses muses, qui sont comme chacun le sait, de nos jours du côté de l’autorité, il désobéira à la grosse voix une dernière fois en s’envolant pour chanter l’amour. Dans cette quête salvatrice du doute, tel un Don Quichotte, il malmènera au passage pour nous quelques certitudes auxquelles il est bien dur de ne pas succomber lorsqu’on écoute la grosse voix se répandre chaque soir en de grandes messes cathodiques.
Quand on écoute ses chansons, Henri Courseaux fait appel à tous nos sens, y compris le 6°. Il ouvre ses portes, ses trappes et ses secrets. Une fois chez lui, aux confins de son âme, que découvre-t-on ? Un duo, virant parfois au duel, entre mélancolie et ironie, entre spleen et humour. Jean-Marc Stricker (France Musique)
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