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LES LECTURES DU 13
Les Lundis à 18h30
Prétexte à la découverte de
nouveaux projets
13 septembre, 18 octobre, 15 novembre, 17 janvier, 14 mars, 18 avril,
23 mai
(programmation en cours)
entrée libre
Afin d’aider à la
réalisation de nouveaux projets, le Théâtre
13 met son plateau à disposition de jeunes metteurs
en scène, pour leur permettre de confronter un travail
en cours à un public.
Plus que des lectures, ces mises en espaces sont le fruit
d'un travail de direction d'acteurs et présentent
un réel parti pris de mise en scène, permettant
ainsi aux spectateurs de découvrir des textes, des
comédiens, des auteurs, des metteurs en scène
et des compagnies.
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| lun
13 sep. |
La
Chunga
de Mario Vargas Llosa
Traduction Albert Bensoussan,
mise en lecture par Armand Eloi
avec Michèle Simonnet, Marie Provence, Julien Cigana,
Teddy Mélis, Eric
Wagner, Sydney Wernicke musique Jean-Louis Cortès
Un soir, dans le bar de La Chunga, Josephino a tout perdu aux
dés en jouant
contre ses amis les Indomptables. En échange de trois
mille soles, prêtés à
Josefino pour lui permettre de continuer le jeu, La Chunga
lui a emprunté
pour une nuit la jolie Meche. On n’a plus jamais revu
la jeune fille.
Depuis, tous les soirs, dans les brumes de l’alcool,
les Indomptables
revivent cette nuit mémorable. Et comme la Chunga refuse
obstinément de
parler, chacun imagine, à travers ses propres fantasmes
qui se matérialisent
devant nous, le scénario de ce qui s’est tramé dans
le secret de la chambre.
En ces jours où l’on dévoile l’intimité des
gens avec impudeur et vulgarité,
il semble urgent d’entendre la voix de Mario Vargas Llosa,
romancier d’une
grande inventivité formelle au service d’un humanisme
militant. L’auteur
donne à sa pièce une construction où la
narration glisse du présent au
passé, du réel à l’imaginaire. Le
spectateur est constamment sur le
qui-vive, à bâtir sa propre interprétation
des faits, pour finalement se
raconter une histoire qui, en fonction de sa réflexion,
de son intuition, de
sa sensibilité, lui est propre.
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| lun
18 oct. |
Entrez
et fermez la porte
préparée par Valérie
Grail
avec Stefano Genovese ( musicien)
distribution en cours
Après 1962 de Mohamed Kacimi et Angela et Marina de
Nancy Huston, la Cie
Théâtre Italique prépare la création
de la première œuvre de Raphaële
Billetdoux pour le théâtre.
Samedi. Quatorze heures. C’est l’hiver. Il a neigé sur
Paris. Un metteur en
scène de réputation internationale fait passer
des auditions. Il cherche
l’interprète principale de son prochain film –une
jeune fille débutante
capable d’improviser.
Les filles se pressent dans le couloir avec l’espoir,
chacune, de devenir
star.
Elles ont quelques minutes pour convaincre, pour séduire,
pour résister.
Nul ne sait par où vient la Chance.
La pièce convoque les spectateurs à ces interrogatoires
où l’Art et la vie,
l’âge et la jeunesse, le masculin et le féminin
se cherchent et s’affrontent
dans un face à face débarrassé de toutes
les politesses.
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| lun
15 nov. |
Les
Revenants
de Henrik Ibsen
Adaptation inédite de
Jacqueline Cohen
Mise en scène Arnaud Denis
Avec Michèle André, Jean -Pierre Leroux, Arnaud
Denis, Elisabeth Ventura
et Johann Corbeau
En haut d'un des Fjords de la Norvège septentoriale, dans
sa maison isolée, Mme Alving retrouve son fils Oswald
qui rentre de Paris. L'ayant tenu à l'écart de
la vie familiale pendant des années, pour des raisons
qu'elle est seule à connaître, c'est l'occasion
pour elle de renouer avec le passé. Lorsque les erreurs
des ancêtres pèsent sur les générations
suivantes, les histoires se répètent. Chaque personnage
se devra d'affronter ses propres "Revenants".
Ce drame, qui date de 1881, est loin d'être une pièce à thèse.
Il ne s'agit certainement pas non plus d'une oeuvre didactique
ou moraliste. Si Les Revenants n'ont pas pris une ride, c'est
parce que l'action se déroule sous forme de thriller psychologique,
et que les personnages se dévoilent de manière
douloureuse et inquiétante (surtout pas mièvre
et plaintive). Ainsi, comme il en va de même pour une pièce
comique ou le rire doit naître tout seul, par le respect
du style, l'émotion des Revenants doit apparaître
d'elle même par la respiration qu'imposent les comédiens.
La pièce repose sur la curiosté qu'aura le spectateur à découvrir
les révélations qui lèvent le voile sur
la part d'ombre des protagonistes.
Arnaud Denis |
| lun
17 janv. |
La
Ferme de Zénobia
d’après un roman d’Edith
Wharton
adaptation Corinne Mattei
mise en scène Catherine Hérold
par la Compagnie de l’Ombre et la lumière
/ Bastia
avec Marie-Ange Géronimi, Christian
Ruspini, Corinne Mattei, Elise Orsetti, Jean-Louis
Graziani, Jean-Pierre Giudicelli. Les didascalies
seront lues par Anne Hérold
En 1896, dans un petit village isolé de
la Corse, François Fondacci vit avec
sa femme Zénobia. Le temps semble
les avoir oublié et leur existence
n’est qu’un long cortège
d’ennui. François est un paysan
possédé par l’amour de
la terre et de ses bêtes, rien ne peut
altérer son courage si ce n’est
les plaintes continuelles de sa femme. Hypocondriaque,
elle guette le moindre symptôme.
Elle décide de demander de l’aide à sa
nièce pour la seconder dans les tâches
qu’elle croit ne plus pouvoir assumer.
Dans ce climat pesant l’arrivée
du continent de la jeune parente, va illuminer
les jours de cet homme fané par la
lassitude d’une vie si rude. Sortie
tout droit d’un roman, Maria, va redonner
goût à la vie à celui
pour qui les mots étaient inutiles
et dont les manières étaient
proches d’un sauvage.
Dans ce quotidien figé, elle redonnera
un souffle de liberté et bousculera
les habitudes trop longtemps ancrées.
Dans le petit village de Corscia rien ne
sera plus jamais comme avant.
Aujourd’hui où les guerres font
rage, le langage du cœur semble le plus
raisonnable, même s’ il reste
une utopie. La peur de l’autre existe
depuis toujours mais autrefois nous savions
ouvrir nos portes et aujourd’hui elles
restent fermées. Alors pour entrouvrir
une lueur d’espoir, cette adaptation
a voulu traduire une grande tolérance
et souligne la difficulté d’être
accepté quand on vient d’ailleurs.
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| lun
14 mars |
Rêves
de Wajdi Mouawad
lecture dirigée par Valia Boulay
assistée de Sev Seuleiman et Laurent Jonot
par la Compagnie "Les Sans-Culottes" / Argenteuil
avec Gisèle Guittet, Christophe Dufour, Alexis Ragougneau,
Olivier Bernaux, Ghislain Lemaire, Elodie Bernardeau, Aurélia
Decker, Jérémie Kalil, Benoît Valmer, Camille
Marion, Elodie Martins Da Silva, Dominique Massat
et Delphine Broillet (violon)
C'est une chambre d'hôtel désuète. Un lit étroit.
Une table de nuit avec une lampe de chevet. Un porte manteau.
Un vieux calendrier des Postes. Une photo ancienne d'un corps
de ballet. C'est une chambre d'hôtel anonyme. Vieille.
Petite. Très simple. Un couloir. Une porte.
Et… Quelque part… La mer.
En contrepoint de cet espace réaliste va, peu à peu,
naître un autre espace, celui de l'imagination et du
rythme, celui de la création, envahi par d'étranges
créatures, les personnages, ceux qui ont tous les droits… Le
texte de l'auteur. Les corps des acteurs. Leurs voix. Didjéridoo.
Djembé. Accordéon. Violon. Derrière la
porte, un téléphone. Au loin, un clocher. Et… La
Lumière.
Né au Liban en 1968, Wajdi Mouawad a vécu successivement
dans son pays d'origine, en France puis au Québec où il
réside actuellement. Diplômé de l'Ecole
Nationale de Théâtre du Canada, il mène
de front une carrière d'auteur, metteur en scène
et comédien. Il est directeur du Théâtre
des Quat'Sous à Montréal.
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lun
21 mars
20h30 |
l’ailleurs est ici
une soirée de poésie de tous les pays
A l’initiative du Printemps des Poètes s’est
créée l’association Confluences
Poétiques, qui rassemble des poètes étrangers
qui ont choisi la France comme
terre d'exil et de création : parmi eux Vénus
Khoury Ghata, Andrée Chedid,
Adonis, Abdellatif Laâbi, Lorand Gaspar, Jacques Lacarrière,
Luis Mizon,
Tahar Bekri, Vivian Lofiego, Nimrod, CK Williams, Zoé Valdès,
Jean
Metellus, Edouard Glissant… et bien d’autres.
Chacun de ces poètes a été invité à présenter
un poème d’un auteur de son
pays d’origine, qui a participé à fonder
sa propre écriture. Un poème inédit
est présenté en regard. Ce travail fait l’objet
d’une anthologie publiée
aux éditions Le Temps des cerises.
Les poètes viendront donc lire ces poèmes en
français et en langue
d’origine, accompagnés par un musicien.
Soirée présentée à l’occasion
de la journée mondiale de la poésie, Le
Printemps des Poètes et Confluences poétiques,
en association avec la Mairie
du XIIIe ardt de Paris.
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| lun
18 avril |
Je t'avais dit, Tu m'avais dit
de Jean Tardieu
par la Compagnie Le Septentrion / Théâtre de Jouy-le-Moutier
mise en scène Christophe Luthringer
avec Evelyne Bork, Laurent Gerard, Gilles-Vincent Kapps, Carole
Massana, Franck Mercadal et Sandrine Molaro
Je t’avais dit, Tu m’avais dit réunit une
dizaine de pièces en un acte de Jean Tardieu dont le
fil conducteur est un miroir renversé de nos codes sociaux.
Les personnages (derrière une forme qui les rend souvent
comiques), sont tout emplis de nos angoisses, de nos questions
existentielles et de la nécessité impérieuse
de les exprimer. Certains se parlent mais ne s’écoutent
pas. D’autres submergés par un sentiment qui les
dépasse, ne parviennent pas à finir leurs phrases
et ne parlent que par bribes…
Qu’y a-t-il au delà des mots ? Qu’est ce
qui se cache derrière tous nos excès, ces trop
plein de rire, ces trop plein de joie, ces trop pleins d’humeur,
d’humour et de mots? Un grand vide peut-être ?
Cette pièce est comme un voyage initiatique où l’homme
est à la recherche de l’humain, et la parole en
quête de mots pour dire l’indicible.
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| lundi
23 mai |
Mysterio
Buffo
de Dario Fo
par la Compagnie Le Théâtre en Pointe / Théâtre
Roger Barat d’Herblay
mise en scène Catherine Hamilty
assistée de Claire Conty Couteau
avec Anne Marbeau, Thierry Monfray, Olivier Morancais, Jean
Paul Pitolin, Claire Conty... (distribution en cours)
Mystère Bouffe de Dario Fo est un panel de “pièces
farces” extraites de textes du moyen-âge. Pièces
racontées pour une fois par le peuple, pour le peuple.
Ces textes ne sont pas restés figés dans le temps,
puisqu’à chaque époque ce peuple a eu la
possibilité de les enrichir de ses différentes
expériences et de ses constats tant politiques que culturels.
C’est en quelque sorte à travers ses périples,
une mémoire vivante de notre histoire qui s’exprime
et cherche à faire avancer “l’Homme” vers
un idéal. C’est également une satyre sociale
très actuelle qui, sur toile de fond “biblique”,
permet la confrontation des désirs d’absolu, d’humanisme
ou de croyance de Dieu, avec la réalité de la vie
quotidienne.
Dario Fo nous fait redécouvrir les méandres de
l’âme humaine dans toutes ses contradictions. L’Homme,
en effet ne cesse d’être tiraillé entre le
pire et le meilleur et c’est au nom d’une conscience,
ou d’une croyance ou encore d’une lutte pour sa dignité d’être
humain qu’il trouvera la capacité de se dépasser
et de transcender sa condition première.
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