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Sicile, juillet 1598. Triomphants, les hommes rentrent de la guerre.
Superbes, les femmes aiguisent leurs charmes. Cest alors une
nuit endiablée de fête, de comédie et de débauche.
Tout ici respire le Sud.
Les corps se dénudent, les âmes brûlent, les passions
sembrasent. Le désir mène la danse : Bénédict
avec Béatrice, Claudio avec Hero, Don Juan avec Conrad, Don Pedro
avec
Lamour se fait et se défait. Lamitié et la
haine sentremêlent dans un jeu où les curs se
mettent à nu, où les mots se consument. Séductions,
intrigues, trahisons sentrechoquent. Cest le triomphe de
la mystification. La chose entendue ou vue fait loi.
Shakespeare fait ici le portrait dune société enjouée, égoïste
et superficielle. Il nous parle avec humour damour, de désir,
de célibat, de liberté féminine etc
Il ne porte aucun jugement, pose des questions et passe allègrement
de la farce à la tragédie. Danses, chansons, masques et
combats rythment cette corrida amoureuse.
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